Corentin DAULEAC – Définition de biomarqueurs IRM prédictifs de la récupération neurologique chez le sujet blessé médullaire : approche translationnelle entre IRM 3T et 7T
Service de Neurologie fonctionnelle de la moëlle épinière et des nerfs périphériques, Hospices civils de Lyon et CREATIS, Centre de Recherche en acquisition et traitement de l’image pour la santé (CNRS, Inserm, INSA), Lyon, France
Structure d'accueil
Institute of Biomedical Imaging, Polytechnique Montréal, Université de Montréal, Canada
Résumé
Chaque année, des milliers de personnes souffrent d’une lésion traumatique de la moelle épinière, entraînant souvent une paralysie sévère (paraplégie ou tétraplégie). Aujourd’hui, il reste très difficile de prédire avec précision la capacité de récupération de ces patients. Mieux comprendre les mécanismes de réparation du système nerveux permettrait d’adapter les soins proposés et d’accélérer les progrès thérapeutiques, notamment dans la perspective de greffes de cellules souches.
Ce projet vise à identifier, grâce à des séquences IRM avancées, des « biomarqueurs » capables de prédire l’évolution neurologique des patients après une lésion médullaire. Ces biomarqueurs reflètent l’état des neurones et la capacité du système nerveux à se réorganiser. Notre objectif est de définir des biomarqueurs quantitatifs capables de prédire l’évolution neurologique d’un patient blessé médullaire via des séquences IRM (telles que des séquences anatomiques haute définition, séquence de diffusion, IRM fonctionnelle, spectroscopie) ; puis, d’adapter ces mêmes séquences sur des IRM de nouvelle génération (7 Tesla), très puissantes, plus précises, pour obtenir des images encore plus fines et plus sensibles.
Ce travail a pour ambition de poser les bases d’une imagerie de la moelle épinière plus précise, capable de guider les traitements futurs, et ainsi de mieux accompagner les personnes touchées par une lésion médullaire.
Durée et but du séjour
12 mois au sein de l’Institute of Biomedical Imaging de Polytechnique Montréal, dans le laboratoire du Pr Julien Cohen-Adad.