Remodelage émotionnel : nouvelle approche thérapeutique de l’état de stress post-traumatique

Soutien de programmes de recherche 2016
Publié le 15/05/2017

 

Responsable du programme 

Pascale Gisquet-Verrier

(Centre de Neurosciences Paris-Saclay, Hôpital St Antoine, Paris)

Résumé 

Un certain nombre de pathologies, comme l’état de stress post traumatique (ESPT) et la dépendance aux drogues d’abus, sont des pathologies lourdes, touchant un nombre important de personnes, et sujettes à de fréquentes rechutes même après de longues périodes de rémission .
Ces pathologies n’ont pas de traitement vraiment efficace assurant une guérison sur le long terme. En nous basant sur des expériences menées chez l’animal nous avons proposé que ces pathologies pouvaient être considérées comme des pathologies de la mémoire et nous avons proposé de nouvelles approches thérapeutiques prenant en compte une caractéristiques majeure de la mémoire : sa malléabilité.

Des données récentes obtenues par l’équipe de P Gisquet-Verrier montrent que lorsque les souvenirs sont réactivés, ils sont malléables et donc capables d’intégrer des nouvelles informations. Pour rendre un souvenir pathologique du à un traumatisme moins perturbant, ces chercheurs ont utilisé cettecaractéristique pour diminuer l’émotion associée à ce souvenir qui est à l’origine de la plupart des troubles engendrés par le traumatisme. Les sujets sont placés dans un état de relaxation et de bien-être grâce à l’administration d’un agent pharmacologique puis le souvenir pathologique est réactivé. Dans ces conditions, la composante émotionnelle du souvenir réactivé est beaucoup plus faible et grâce à la malléabilité, cette composante émotionnelle affaiblie peut être intégrée au souvenir, induisant ainsi un remodelage émotionnel permettant de réduire durablement la perturbation engendrée par le traumatisme.

Les équipes impliquées dans ce projet ont également obtenu un remodelage émotionnel chez le rat ayant subi un traumatisme et chez un patient cocaïnomane. Le but de ce projet est de poursuivre cette approche à la fois chez l’homme et chez l’animal. Dans un premier temps, nous rechercherons chez l’animal, l’agent le plus à même de modifier un souvenir traumatique, en comparant l’efficacité de plusieurs agents pharmacologiques (oxytocine, MDMA, Modafinil) capables de réduire la composante émotionnelle d’un souvenir traumatique. Dans un second temps, ce traitement sera proposé chez l’homme souffrant d’ESPT son efficacité à induire un remodelage émotionnel sera évalué.

Montant du financement : 20 000  euros 

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