Le cerveau proactif : étude en neuroimagerie par IRMF chez des personnes atteintes d’autisme de haut niveau ou du syndrome d’Asperger

Soutien de programmes de recherche 2013
Publié le 15/05/2017

Responsable du programme 

Dr Bruno Wicker 

Institut de Neurosciences de la Timone, Marseille

Résumé 

 Interagir de manière adaptée avec monde socio-affectif en perpétuel changement est un effort particulièrement exigeant. Le cerveau doit en effet traiter simultanément et rapidement des informations multisensorielles très complexes. Les personnes atteintes d’autisme ou du syndrome d’Asperger (trouble du spectre autistique, TSA), même si ils possèdent un très bon niveau de fonctionnement, restent extrêmement déficitaires dans leur capacité à adapter leur comportement social et à interagir avec leur entourage.

Nous proposons ici une recherche inspirée par l’idée que le cerveau est en permanence entrain de générer des prédictions, afin de se préparer à l’avenir et nous permettre d’adapter nos pensées et nos actions futures. Les bases neurobiologiques de ce cerveau ‘proactif’ commencent à être élucidées, et l’objectif de notre projet est d’en approfondir la connaissance en étudiant l’existence d’un cerveau proactif‘émotionnel’, dont la fonction première serait de générer des prédictions émotionnelles destinées à faciliter notre interaction avec l’environnement social.
En comparant les résultats obtenus chez un groupe neurotypique et un groupe TSA, nous souhaitons par ailleurs vérifier notre hypothèse selon laquelle les difficultés rencontrées par les personnes TSA dans leur comportement social pourraient être dues à une incapacité à générer des prédictionsémotionnelles. Dans un monde social où les informations sont complexes et hautement imprévisibles, l’incapacité à générer des prédictions pourrait expliquer l’intolérance au changement et à la nouveauté, la difficulté à interpréter le comportement d’autrui, les intérêts restreints et l’angoisse liée à une orientation attentionnelle vers des informations non pertinentes du contexte.

Montant du financement : 10 000  euros 

Sauver des cerveaux en début de vie et aider à mieux les protéger en fin de vie sont parmi les objectifs essentiels de la Fondation

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