Intérêt de la thrombo-élastographie (ROTEM) comme biomarqueur de succès de la revascularisation par RTPA dans l’infarctus cérébral (ROTEM-PREDICT) 

Soutien de programmes de recherche 2016
Publié le 15/05/2017

Responsable du programme 

Richard Macrez

Centre Cyceron, Caen

Résumé 

Plus de 1000 molécules ont montré des effets bénéfiques pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux (AVC) dans différents modèles d’études pré-cliniques. Néanmoins, à ce jour, seul l’Activateur Tissulaire du Plasminogène ou tPA s’est avéré efficace et est autorisé chez l’homme.

Communément appelés attaques ou congestions cérébrales ; les accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentent la troisième cause de mortalité derrière les maladies cardiovasculaires et le cancer. Mais c’est la première cause d’invalidité lourde acquise chez l’adulte et la deuxième cause de démence dans le monde occidental. En France, chaque année 140 à 150 000 personnes sont victimes d’un AVC, dont la moitié gardera de graves séquelles. Paradoxalement, alors que les AVC font depuis longtemps l’objet de recherches intensives dans les laboratoires du monde entier, ils demeurent relativement méconnus du grand public, jusqu’à revenir récemment sur le devant de la scène quand en 2005, Jacques Chirac en fut victime.

A l’origine de cette pathologie, on trouve une perturbation de l’irrigation sanguine du cerveau. Dépourvues d’oxygène et autres composés essentiels, certaines cellules du cerveau meurent. Traiter efficacement les AVC reste encore une tâche très difficile. A ce jour, le seul traitement de l’ischémie cérébrale liée à la formation d’un caillot sanguin (thrombus), est l’administration d’un agent thrombolytique : l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA), dont le but est de favoriser la reperfusion (restauration de l’apport en oxygène et en glucose en rétablissant le flux sanguin) du tissu cérébral. Ce traitement est appelé : fibrinolyse. La fibrinolyse telle qu'elle est pratiquée aujourdhui est d'une efficacité inconstante et la recanalisation n’est obtenue précocement que chez moins de 50% des patients. Plusieurs explications sont avancées pour expliquer cette faible efficacité du traitement (taille du caillot, localisation du caillot). Nous proposons donc une étude chez des patients présentant un AVC éligible à une fibrinolyse pour évaluer à partir d’un simple échantillon de sang à l’aide d’un appareil particulier étudiant la composition des caillots si le patient répondra ou non à la thrombolyse (via l’étude de différents paramètres biologiques). Les paramètres biologiques obtenus pourraient permettre à l’avenir de prédire d’une recanalisation ou non, d’orienter le patient vers une autre prise en charge (thrombectomie seule ou associée au tPA) et de proposer une personnalisation de la dose de rtPA qi serait nécessaire pour une recanalisation efficace. En 2014, 700 patients victimes d’AVC ischémiques ont été admis au CHU de Caen. 90 patients ont pu être fibrinolysés. Sur ces 90 patients, le taux de succès de la fibrinolyse a été d’environ 40%. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, cette maladie prendra dans les prochaines années une ampleur alarmante et améliorer la thérapie est un enjeu important. Ce projet est collaboratif entre les services de neurologie, d’accueil et de traitement des urgences du CHU de Caen ainsi que le laboratoire d’hématologie biologique et l’équipe INSERM U919.

Montant du financement : 30 000  euros 

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