Bejanin ALEXANDRE - Liens entre imagerie cérébrale multimodale et neuropathologie dans différentes maladies neurodégénératives

Aide à la mobilité 2017 - Décembre
Publié le 20/01/2018

Structure d'accueil 

Department of Neurology, MAYO CLINIC, Rochester, MN, USA

RÉSUMÉ

Liens entre imagerie cérébrale multimodale et neuropathologie dans différentes maladies neurodégénératives.

Les maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer sont caractérisées par la présence d’agrégats de protéines anormales à l’intérieur et/ou à l’extérieur des neurones. Ces agrégats conduisent au dysfonctionnement et à la mort des neurones, et induisent un déclin progressif du fonctionnement cognitif. Malgré une meilleure caractérisation de ces maladies au cours des dernières décennies, il est encore difficile de déterminer du vivant du patient la ou les protéine(s) responsable(s) d’un syndrome démentiel. En effet, différentes protéines (e.g., tau, TDP-43) peuvent conduire à un même syndrome clinique et une même protéine peut induire différents tableaux cliniques (e.g., troubles prédominants de la mémoire versus du langage). Il est donc indispensable de trouver des mesures précises permettant de prédire in vivo la pathologie sous-jacente à un syndrome démentiel pour développer et tester de nouveaux traitements spécifiques à certaines protéines.
L’objectif principal de ce projet de recherche est d’utiliser plusieurs modalités d’imagerie cérébrale [i.e., IRM anatomique et tomographie par émission de positons (TEP)] avec des données d’autopsie pour améliorer la précision du diagnostic pathologique dans deux maladies neurodégénératives, la maladie d’Alzheimer et la démence sémantique. L’IRM et la TEP-FDG permettent d’avoir des informations complémentaires sur la structure et le métabolisme du cerveau. Or, une précédente étude de notre laboratoire suggère que la relation entre structure et métabolisme peut être modifiée selon la ou les protéine(s) sous-jacente(s). Ce projet ambitionne donc de tester cette hypothèse auprès d’une cohorte unique de patients décédés, disposant à la fois d’un diagnostic pathologique (la ou les protéine(s) responsables de leurs troubles sont connus) et d’examens d’imagerie cérébrale acquis de leur vivant. Nous nous attendons à ce que des mesures globales et régionales du lien entre structure et métabolisme fournissent de précieuses informations sur la pathologie sous-jacente. Ces informations, combinées aux mesures standard de l’atrophie et de l’hypométabolisme, devraient améliorer la précision du diagnostic pathologique de divers syndromes démentiels.
L’originalité de ce projet réside dans une approche unique combinant imagerie multimodale et données post-mortem. A notre connaissance, aucune étude n’a encore intégré des mesures dérivées de plusieurs modalités d’imagerie cérébrale pour mieux appréhender l’histopathologie de syndromes démentiels. Au-delà de son intérêt scientifique, cette formation constitue une opportunité unique pour le candidat d’enrichir ses connaissances sur la neuropathologie et d’apprendre différentes méthodes pour identifier et quantifier les d’agrégats de protéines anormales dans les maladies neurodégénératives.

Durée et but du séjour 

Séjour de 6 mois dans le laboratoire du Pr. Keith A. Josephs affilié au Département de Neurologie de la Mayo Clinic (Rochester).

Montant du financement :  10 000 euros 

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