Jérôme MAWET - Interactions entre migraine et AVC

Aide à la mobilité 2014
Publié le 18/05/2017

Structure d'accueil 

Massachusset,USA 

 Pr Moskowitz et Pr Ayata, Neurovascular Research Lab, Massachusset General Hospital Neuroscience Center, USA

RÉSUMÉ

La migraine, en particulier avec aura, est un facteur de risque d’infarctus cérébral. Toutefois, les mécanismes physiopathologiques reliant la migraine et les infarctus cérébraux restent mal compris.
Des expériences préalables réalisées par l’équipe du Pr Ayata, Boston, ont suggéré que :

  1. Les souris mutantes pour le gène de la migraine hémiplégique familiale (une forme génétique de migraine avec auras sévères) développent une progression de l’infarctus cérébral plus rapide et ont une moins bonne évolution clinique que les souris non mutantes.  
  2. Un traitement antimigraineux administré à ces souris mutées supprime la dépression corticale propagée, réduit la taille de l’infarctus et améliore leur pronostic fonctionnel.
  3. Sur base d’une étude rétrospective, les patients migraineux victimes d’un infarctus cérébral ont un infarctus de plus grande taille et ont moins de tissu à risque, susceptible de bénéficier d’une revascularisation, que les sujets non migraineux.

Sur base de ces données, l’objectif de cette étude clinique est de démontrer que les patients migraineux ont une vulnérabilité accrue à l’ischémie cérébrale. Cette étude prospective incluant 100 patients au stade aigu d’un infarctus cérébral (patients non migraineux, migraineux avec et sans aura) tentera de démontrer, par la comparaison des patients en fonction de leur statut migraineux que :

  1.  Les migraineux ont une progression accélérée des lésons ischémiques en IRM par l’étude des paramètres de diffusion/perfusion sur des IRM répétées.
  2.  Les déficits neurologiques liés aux infarctus cérébraux sont plus sévères chez les migraineux.
  3.  Les migraineux qui ont un infarctus cérébral sont plus à risque d’évolution vers l’infarctus sylvien malin.

De plus, une analyse tentera d’évaluer si la prise d’un traitement antimigraineux au long cours permet de réduire les effets délétères de la dépression corticale propagée sur l’évolution de l’ischémie cérébrale.
La confirmation dans cette étude prospective des hypothèses évoquées par ces études expérimentales et rétrospectives aurait un impact majeur sur la pratique clinique puisqu’elle confirmerait l’utilité d’un traitement antimigraineux en tant que traitement préventif de l’infarctus cérébral chez les migraineux mais aurait également des répercussions sur la prise en charge de l’infarctus cérébral au stade aigu chez les patients migraineux.

Durée et but du séjour 

12 mois pour étudier les "Interactions entre migraine et AVC" 

Montant du financement : 7 000 euros 

Sauver des cerveaux en début de vie et aider à mieux les protéger en fin de vie sont parmi les objectifs essentiels de la Fondation

Qui sont Thérèse et René Planiol ?

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