Vers une meilleure compréhension de la maladie d'Alzheimer : quels sont les outils actuels pour la recherche scientifique? & Observer le mouvement humain: implication pour la compréhension sociale

Prix Jeune Chercheur 2013
Publié le 25/04/2013
  • Dr Laetitia Roché
    Observer le mouvement humain: implication pour la compréhension sociale
  • Dr Laure Saint-Aubert
    Vers une meilleure compréhension de la maladie d'Alzheimer : quels sont les outils actuels pour la recherche scientifique? 

Laetitia Roché

Jeune chercheuse en neurobiologie, docteur en sciences de la vie, elle a effectué ses recherches de doctorat au sein de l'unité Inserm 930 « Imagerie et Cerveau » (dirigée par le Prof Denis Guilloteau) à l’hôpital Bretonneau à Tours. Elle y poursuit actuellement son travail dans l’équipe « Autisme » où elle s’intéresse à la façon dont le cerveau analyse le mouvement humain pour mieux comprendre les interactions entre les personnes.

Résumé 

Lors de nos interactions avec les autres personnes, nous transmettons des signaux de communication par notre regard, nos expressions faciales, notre langage corporel, etc... Bien observer ces informations est crucial pour comprendre les intentions et les émotions de l'autre, ainsi que pour adapter notre comportement. Les recherches scientifiques ont montré, chez des enfants et des adultes atteints d'autisme, des anomalies dans la façon d'observer les visages, et en particulier les yeux. Dans notre recherche, nous avons mesuré l'exploration visuelle d’un corps humain au cours d’une interaction sociale, (par exemple, deux personnes heureuses de se retrouver) chez des patients atteints d’autisme et des participants sans troubles du comportement social. Nous avons également étudié le lien entre les symptômes des patients et l'exploration visuelle du corps humain, afin de mieux comprendre comment cette exploration pourrait participer à leur trouble comportemental. Ces études faites chez les patients atteints d'autisme nous apporte un nouvel éclairage sur ce syndrome, à un niveau intermédiaire entre le fonctionnement cérébral et le comportement.

Laboratoire où a été réalisé le travail : UMR Inserm 930 Université de Tours, Boulevard Tonnellé, 37044 Tours.

On en a parlé dans le Huffington post 

Laure Saint-Aubert

Jeune chercheuse en neurobiologie, docteur en sciences de la vie, elle a effectué ses recherches de doctorat au sein de l'unité Inserm 825 « "Imagerie cérébrale et handicaps neurologiques» (Dir Pierre Celsis) à l’université Paul Sabatier à Toulouse. Elle  poursuit actuellement son travail au Département de neurobiologie de l’Institut Karolinska de Stockholm (Karolinska Institute, Department of Neurobiology). Elle travaille sur la mise au point d’outils d’imagerie pour le diagnostic de la maladie d’Alzheimer. 

Résumé 

Affectant aujourd’hui 26 à 35 millions de personnes à travers le monde, et environ 860 000 personnes en France, la maladie d’Alzheimer demeure un véritable enjeu de santé publique. Pourtant, elle n’a sans doute jamais autant été étudiée.  Cette pathologie neurodégénérative est au cœur de nombreux projets de recherche scientifique dans des aspects physiopathologiques, neuropsychologique, d’imagerie ou thérapeutiques.

Forts d’un important travail commun avec les acteurs de la recherche, les cliniciens ont à leur disposition un nombre grandissant d’outils leur permettant de diagnostiquer avec précision une maladie d’Alzheimer, et ce dès les stades les plus précoces de l’évolution de la maladie. 

Quels sont ces outils ? Que mettent-ils en évidence ? Et quels sont les conséquences d’un tel diagnostic ? Nous tenterons de répondre à ces questions, à l’aide des récentes avancées de la recherche clinique à ce sujet.

Laboratoire où a été réalisé le travail : Inserm 825 « "Imagerie cérébrale et handicaps neurologiques», Université Paul Sabatier, Toulouse

Les Prix Jeune Chercheur 2013 de la Fondation a été remis à Melles Laetitia Roché (Prix Fondation Planiol) et Laure Saint-Aubert (Prix Fondation Planiol-Lions Club Tours Jardin de la France) à l'occasion de la 16ème Semaine du Cerveau le jeudi 13 mars 2014 à 19H00, salle Léopold S. Senghor, rue de la Préfecture à Tours

Sauver des cerveaux en début de vie et aider à mieux les protéger en fin de vie sont parmi les objectifs essentiels de la Fondation

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