Eider Arenaza-Urquijo

Aide à la mobilité 2016
Publié le 18/05/2017

Structure d'acceuil 

Berkeley, USA 

Helen Willis Neurosciences Institute Berkeley University 

RÉSUMÉ

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative se traduisant par un déclin lent et progressif des fonctions intellectuelles.  cette maladie est caractérisée par des agrégats anormaux de deux protéines dans le cerveau : amyloïde et tau. Ces deux protéines, pouvant apparaître de façon indépendante, ont des effets délétères qui, combinés, vont conduire progressivement à une diminution des habiletés mentales puis, à terme, à la démence.
De façon intéressante, des études post-mortem ont montré qu’environ 20 à 30% des personnes âgées saines (i.e. sans troubles des capacités intellectuelles) présentent des agrégats de ces protéines, similaires à ceux des patients souffrant de maladie d’Alzheimer. Pourquoi, face à de semblables altérations cérébrales, certaines personnes développent la maladie alors que d’autres ne la développent pas ? Comprendre comment ces dernières arrivent à éviter, ou du moins retarder, l’expression symptomatique de la maladie peut avoir des implications majeures pour la compréhension et la prévention de la maladie d’Alzheimer.
De précédentes recherches ont mis en évidence que l’engagement dans un style de vie actif peut faire la différence. En effet, de nombreux travaux ont montré que les individus qui sont davantage engagés dans des activités cognitives (intellectuelles), physiques et sociales ont un risque amoindri de développer une démence. De surcroit, il a été montré qu’un style de vie actif pourrait contrecarrer, dans une certaine mesure, le risque génétique de développer une démence. Pour expliquer ce phénomène, il a été proposé que le cerveau des individus ayant un style de vie actif puisse être plus résistant à la maladie d’Alzheimer. Toutefois, les avancées scientifiques actuelles ne permettent pas de comprendre les mécanismes cérébraux conduisant à cette résistance.
Le présent projet vise à étudier la relation entre le style de vie (c’est-à- dire l’implication dans des activités cognitives, physiques et sociales tout au cours de la vie) et les agrégats anormaux des protéines amyloïde et tau. Ce projet portera sur plus de 100 sujets âgés sains recrutés à Berkeley (Californie, USA) et Caen (Normandie, France), dont certains présentent un haut risque génétique de développer la maladie d’Alzheimer.
Il bénéficiera des avancées les plus récentes de l’imagerie cérébrale : la tomographie par émission de positons détectant in vivo les agrégats protéiques anormaux des protéines amyloïde et tau. L’imagerie moléculaire des dépôts amyloïdes existe maintenant depuis quelques années et de premières études s’intéressant aux liens entre amyloïde et style de vie rapportent des résultats prometteurs. En effet, celles-ci suggèrent que les personnes impliquées dans de nombreuses activités cognitives et physiques présentent moins d’agrégats anormaux de cette protéine. Le développement de l’imagerie moléculaire de la protéine tau est, pour sa part, très récent. En conséquence, aucune recherche n’a encore été menée afin d’établir les liens entre le style de vie et les agrégats de cette protéine.
Dans l’ensemble, ce projet devrait permettre de préciser, chez des sujets sains âgés, l’influence du style de vie sur les deux principales anomalies qui caractérisent la maladie d’Alzheimer. Ces informations permettront de mieux appréhender la complexité de cette maladie et devraient offrir des perspectives quant à sa prévention.

Durée et but du séjour 

Séjour de 6 mois au « Helen Willis Neurosciences Institute Berkeley University » pour étudier la relation entre le style de vie (implication dans des activités cognitives, physiques et sociales tout au cours de la vie) et les agrégats anormaux des protéines amyloïde et tau (TEP 18F AV1451). Ce projet portera sur plus de 100 sujets âgés sains recrutés à Berkeley et Caen dont certains présentent un haut risque génétique de développer la maladie d’Alzheimer

 

Montant du financement : 8 000 euros 

Sauver des cerveaux en début de vie et aider à mieux les protéger en fin de vie sont parmi les objectifs essentiels de la Fondation

Qui sont Thérèse et René Planiol ?

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