Dr Aymeric Rouchaud,

Aide à la mobilité 2015
Publié le 18/05/2017

Structure d'acceuil 

Minnesota, USA 

Laboratoire de recherche appliquée en Neuroradiologie interventionnelle, Mayo Clinic, Rochester, Minnesota, USA

RÉSUMÉ


Les anévrysmes cérébraux correspondent à une dilatation fragile des artères du cerveau. Il s’agit d’une pathologie fréquente (60/1000 habitants) et grave qui expose au risque d’hémorragie cérébrale par rupture de l’anévrysme, conduisant au décès du patient dans plus de 50% des cas.
Les traitements actuellement disponibles sont la chirurgie ou le traitement par voie endovasculaire (par l’intérieur des vaisseaux) notamment en implantant un tuyau à l’intérieur de l’artère pour empêcher le sang d’aller dans la zone dilatée et le rediriger dans l’artère normale. Ces tuyaux à l’intérieur des vaisseaux sont facilement implantables, sans ouvrir le crâne, en passant tout le matériel par une artère périphérique et dirigé grâce à la radiologie, permettant de traiter les patients sans cicatrice avec retour à domicile 2 jours après l’intervention. Ces nouveaux dispositifs sont les stents flow diverters. Cependant, il a été rapporté avec ces nouveaux dispositifs des cas de rupture des anévrysmes après le traitement avec des cas de complications mortelles.
L’objectif de notre projet est de mieux préciser les conditions qui peuvent provoquer la rupture des anévrysmes après la mise en place d’un flow diverter et d’optimiser ces dispositifs pour améliorer leur biocompatibilité et leur efficacité pour le traitement des anévrysmes. Le principal facteur responsable de ces ruptures étant l’inflammation liée à l’occlusion du sac anévrysmal, notre projet est de greffer à la surface des stents une molécule pour empêcher cette inflammation locale. L’efficacité de cette nouvelle thérapeutique sera établie sur des lapins sous anesthésie générale. Dans un premier temps un anévrysme cérébral sera créé selon un modèle développé dans le laboratoire de la Mayo Clinic et approuvé depuis de nombreuses années, puis dans un second temps les stents avec une biocompatibilité optimisée seront implantés dans les artères du lapin pour traiter l’anévrysme. La guérison attendue de l’anévrysme cérébral par cette approche thérapeutique innovante sera étudiée sur des critères radiologiques et biologiques.
Ce travail expérimental est un préalable scientifique fondamental avant le transfert de cette technologie à l’Homme, dans le but de guérir les anévrysmes.

Durée et but du séjour 

12 mois pour appréhender de nouvelles techniques de bio-informatique utiliser dans le couplage des méthodes de neuroimagerie et génétique.

Montant du financement : 12 000 euros 

Sauver des cerveaux en début de vie et aider à mieux les protéger en fin de vie sont parmi les objectifs essentiels de la Fondation

Qui sont Thérèse et René Planiol ?

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